les médecines alternatives connaissent un engouement sans précédent. Sur Internet fleurissent en grand nombre de nouveaux sites, de nouvelles boutiques dédiées à cette nouvelle tendance pour les uns, à cette philosophie de vie pour les autres.
Marché économique rentable pour certains, pour d'autres il est le résultat d'une réflexion et d'une prise de conscience sur leur santé.
A la fois le fruit de siècles de recherches dont on ne peut que se féliciter, l'allopathie est aussi souvent malheureusement le miroir de cette société qui ces dernières décennies à recherché la facilité, la rapidité, l'instantané.
Dans la jungle des médicaments mis à disposition du tout à chacun, il est assez facile de prendre un cachet pour un peu tout et n'importe quoi sans vraiment réfléchir à la cause de nos maux : chez certains le geste est devenu instinctif.
Cependant il est rare qu'il n'y ait pas de cause à une douleur, à un mal-être. En prenant le temps de s'interroger sur ces causes, on réfléchit sur soi-même et l'on s'aperçoit que notre corps et notre esprit sont étroitement liés.
Bien souvent (pas toujours) nos petites maladies sont symptomatiques, voire même sont des alertes sur un état général psychique et psychologique en berne.
Même pour un rhume, une bronchite ou toute maladie virale, il n'est pas rare qu'elles arrivent à un moment où nous sentons plus faible, plus fatigué, avec un peu moins de moral.
C'est dans cette perspective que les médecines alternatives pour certains dites médecines douces connaissent leur succès. Nombreuses sont les branches des médecines parallèles : l'aromathérapie à la médecine chinoise en passant par le magnétisme, l'acupuncture et il est vrai que chacun peut s'y perdre.
Encore une fois, à la base de toute médecine alternative la réflexion sur soi et son corollaire le changement de mode de vie, de façon de penser, s'impose pour que le traitement proposé devienne efficient.
Il faut bien comprendre que ces médecines sont holistiques et traite aussi bien le corps que l'esprit et pour d'autres encore l'âme. Pour ces praticiens d'un nouveau genre ce sont les perturbations au niveau psychique et de l'âme qui engendrent la plupart des troubles et désordres de nature physiologiques. Ainsi rétablir l'esprit et l'âme dans son harmonie revient par truchement à guérir le corps.
D'ailleurs il est à remarquer que souvent elles sont aussi extrêmement préventives, car leur rôle et bien plus de maintenir un équilibre que de réparer un déséquilibre. Quand elles deviennent curatives elles s'accompagnent forcément d'une prise de conscience sur sa vie, je dirais même son chemin de vie.
N'allez pas croire que l'allopathie soit à jeter, elle est pour nous synonyme de médecine d'urgence et fait des miracles là ou les médecines alternatives n'auraient pas assez de temps pour agir (chirurgie, médicaments d'urgence…)
Cependant de plus en plus, surtout chez les jeunes médecins les deux médecines se côtoient certainement pour le meilleur. Nombre d'entre eux sont convaincus qu'un état d'esprit positif et combatif est un facteur déterminant pour la guérison. Ainsi notre état de santé ne dépend plus seulement que de méchants virus ou d'un environnement extérieur mais bien aussi de nous. C'est un bon début.
Mais que l'on choisisse une médecine alternative ou l'allopathie, si l'on se contente de prendre son traitement sans aucune conscience, et que l'on remplace un cachet par trois gouttes d'huiles essentielles à la va vite, la guérison sera certainement moins importante mais surtout les effets reviendront.
Par ailleurs nous déplorons l'attitude de certains pour qui « une plante ne peut pas faire de mal ». Bien au contraire une plante, une huile, un traitement énergétique sont aussi des médicaments à manier avec précaution. Il est indispensable que le prescripteur connaisse exactement ce qu'il fait et connaisse parfaitement son patient.
C'est sans doute dans ce sens que les médecins s'insurgent contre tous ces praticiens qui prescrivent sans aucune véritable connaissance. De leur côté les praticiens alternatifs reprochent à la médecine classique et dogmatique d'ignorer voire de mépriser encore trop les bienfaits des médecines holistiques.
D'un côté, comme de l'autre, on peut dire qu'ils n'ont pas tout à fait tort.
Heureusement aujourd'hui de plus en plus de médecins se penchent non seulement sur l'homéopathie mais aussi les plantes et les huiles essentielles. Quasiment toutes les pharmacies proposent ce genre de produits.
Pour finir, si l'on ne peut pas être d'accord avec les prescriptions faites en dépit du bon sens par des praticiens qui n'en n'ont que le nom, il serait intéressant que des nouvelles branches d'études soient mises à disposition du public dans les facultés ou écoles et aboutissent à un diplôme, comme cela se fait en europe ou aux USA. Aucune initiative n'a été prise pour l'instant dans ce sens. Il faudra bien un jour que les deux courants se rejoignent pour former la médecine.
Au contraire, aucun diplôme de médecine alternative n'est proposé mais il est à déplorer que le seul diplôme d'herboriste ait disparu en France, et que les officines d'herboristes ce soient toutes fermées faute d'herboristes (diplôme supprimé par Pétain).
Mais là je pense que nous rentrons dans des considérations politco-financières. La création puis la mise en vente de nouveaux médicaments chaque année rapporte tellement d'argent aux laboratoires pharmaceutiques, qu'il fallait à tout prix contrôler le marché des produits dérivants des médecines alternatives qui intéresse de plus en plus de personnes aujourd'hui.
Le diplôme d’herboriste a été supprimé en France en 1941 par Pétain. Donc les herboristes qui pourraient encore en France avoir le droit de vendre des plantes médicinales ont été diplômés avant cette date. Autant dire qu'aujourd'hui il n'y en a plus.
Pour les plus jeunes, il faut être alors pharmacien pour avoir ce droit. Pourtant, ces statuts de pharmaciens et d’herboristes cohabitent très bien dans d’autres pays d’Europe, et la France fait comme d'habitude figure d’exception.
Toutefois, l’Association pour le Renouveau de l’Herboristerie oeuvre depuis 1982 auprès des pouvoirs publics pour la reconnaissance de la profession d’herboriste en France, et la création d’un diplôme européen de phytologue-herboriste. Elle dispense en attendant une formation très sérieuse en deux ans, par correspondance, ainsi que des stages courts, à ceux qui veulent apprendre le maniement des plantes médicinales.
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